Comparativement aux sites populaires et aux sites accessibles par le biais des moteurs de recherche comme Google, le darknet est constitué de sites moins accessibles.

Le principe du dark net

Le dark web est une appellation généraliste qui rassemble les sites internet hébergés sur des réseaux cryptés. Je peux même ajouter que ces sites possèdent des adresses IP masquées. Le dark net propose aux utilisateurs une protection totale de leur anonymat. Ainsi, si je fais partie de ceux qui disposent d’un site sur le dark net, je ne suis pas indexé sur les moteurs de recherches classiques. Le darknet fait partie du deep web. Pour autant, il existe une grande différence entre ces deux éléments.

La différenciation entre le dark net et le deep web

Le deep web ou web profond est l’ensemble de tous les sites internet non accessibles via un moteur de recherche normal. Les sites du deepweb comprennent des sites aux fonctions spécifiques. Cela porte sur les intranets professionnels, les plateformes webmail, les bases de données.

Je peux aussi inclure les catalogues comme Netflix, les sites bancaires en ligne ainsi que les services qui requièrent un mot de passe. Les sites du deep web sont accessibles via une URL ou une adresse IP. Ils sont dissimulés par des pare-feux, des paywales ainsi que des formulaires HTML. Les pages liées au deep web sont beaucoup plus répandues que celle du clear web.

Par The Tor Project, Inc. — https://media.torproject.org/image/official-images/2011-tor-logo-flat.svg, CC BY 3.0 us, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20851621
Par The Tor Project, Inc. — https://media.torproject.org/image/official-images/2011-tor-logo-flat.svg, CC BY 3.0 us, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20851621

Le navigateur Tor pour accéder au darknet

Pour aboutir au darknet, je suggère de passer par le navigateur Tor. L’accès se fait par le biais du réseau The Onion Routeur. En fait, cela a l’air compliqué. Je vais tenter d’être le plus clair possible. The Onion Routeur est un réseau d’anonymisation. En fait, il comprend des sortes de nœuds éparpillés à travers la planète. Ces nœuds servent de relais pour les connexions internet des utilisateurs du darknet. Garants de l’anonymat, les relais provoquent souvent la lenteur des connexions.

Vous devez aller sur le site Hidden Wiki (cherchez sur Google), un Wikipédia qui regroupe les URLs non indexées en .onion sur les moteurs de recherches. Ces Urls ne sont pas accessibles via un navigateur traditionnel. C’est sur le site Hidden wiki que vous pourrez trouver les liens pour les différentes thématiques.

Comme il s’agit d’un système décentralisé, les CPU ne sont pas forcément similaires. Je signale que certaines connexions sont rapides et performantes et une autre partie est affreusement lente. Je vous recommande de faire des recherches sur internet pour le téléchargement et l’installation de la totalité des navigateurs Tor. Pour plus de précision, je vous indique les URLS de Tor ont pour suffixe .onion.

Attention, il s’agit d’URLS aux dénominations compliquées à retenir par cœur. De plus, les sites de ce type changent en permanence les URL afin de se prémunir contre la détection et les attaques DDoS. D’ailleurs, accéder au dark net peut repérer un utilisateur aux yeux d’un gouvernement ou des fournisseurs d’accès Internet. Cela peut paraître suspect dans plusieurs pays.

Recourir à un VPN sur le dark net

Pour pallier à tous ces inconvénients, je vous conseille l’usage d’un VPN conjugué au navigateur Tor pour accéder au darknet. Cela permet au trafic web d’être dirigé du côté du VPN et aller vers Tor pour aboutir. Grâce à cette astuce, le FAI se cantonne uniquement au trafic VPN chiffré sans s’apercevoir que vous êtes en réalité sur le réseau Tor. Afin de limiter les risques de repérage, je choisis un VPN qui ne garde pas les registres de mon activité. De plus, je me connecte au VPN avant l’ouverture du navigateur Tor.

Je sais, c’est plutôt prise de tête à la base, mais le jeu de piste en vaut vraiment la peine pour un accès discret au dark net. Pour vivre heureux, vivons cachés ? Eh ! bien, ça continue avec l’accès au darknet.

Les précautions utiles pour la préservation de son anonymat

Pour un anonymat total sur le darknet, je vous livre quelques astuces supplémentaires. Soyez discret, on pourrait vous suivre à la trace ! Plus sérieusement, pas la peine de jouer au James Bond de pacotille. En tout premier lieu, je ne révèle jamais mon vrai nom et ne postes jamais mes photos authentiques. Je ne fais jamais appel à une adresse e-mail ou un mot de passe précédemment utilisé.

Pour ma part, j’ouvre un compte e-mail chiffré anonyme. De plus, je dispose d’alias tous beaux tous neufs. Pour mes achats, j’ai recours à un portefeuille Bitcoin anonyme. En outre, je désactive Javascript et je n’installe aucun plugin du navigateur. Les plugins peuvent servir de point de repère pour détecter mon adresse IP. Il faut veiller à ne pas modifier la taille de la fenêtre du navigateur Tor. Cela permet de proscrire les empreintes digitales propres au navigateur. Surtout, j’évite de télécharger du Torrent sur Tor.

L’adresse IP peut devenir visible par les membres du réseau. Par contre, je peux faire usage des versions HTTPS des sites web. Je vous explique le topo. En fait, quand le trafic web est disponible sur le réseau crypté de Tor, il doit obligatoirement cheminer par un relais de sortie. Cela lui permet de parvenir au site web auquel vous avez fait appel. Les données de l’utilisateur risquent l’exposition à un autre membre capable d’une injection de code malicieux dans le navigateur.

En réalité, les URLS débutant par HTTPS sont capables de bannir cette possibilité. En parallèle, la déconnection d’Internet est requise avant l’ouverture des documents téléchargés à partir de Tor. Je préfère me baser sur le système d’exploitation TAILS. Il suffit de l’amorcer à titre de DVD live ou direct USB. Cette méthode ne délivre aucune empreinte numérique sur la machine hôte. Ouf ! J’ai fini ma liste de précautions. Mais croyez-moi, cela en vaut la peine !

Les bénéfices liés à l’usage du dark net

Le darknet est largement utilisé pour les férus de la liberté d’expression. Je veux parler des lanceurs d’alerte en tous genres, des militants, des journalistes. En fait, j’ai pu constater que le darknet est une aide pour ceux qui souhaitent partager des informations sensibles susceptibles de poursuites d’ordre politique ou tout autre entité peu scrupuleuse. De leur côté, les autorités policières et les agences de renseignement passent par le darknet pour contrôler les groupuscules terroristes, les associations de malfaiteurs et les cybercriminels.

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